L'écriture et le mal
Dans la nuit je m'abîme en pensées assassines. Sur ma table de travail je me scie les os, me fends les viscères, allumant ma plume aux massacres stellaires, au stupre des bêtes, aux incestes lunaires, aux mille millions de décharges lubriques jaillies jadis (mais éternelles) du divin marquis virtuellement sanguinaire.
Dans la nuit je m'étripe en images écarlates, seins aveuglants, lumière qui éclate, étalant ma peau sur ma table de travail, je me fends le crâne, m'extirpe la cervelle et la jette poisseuse aux w.c. de l'univers.
Sous le soleil je gémis je triomphe -- ô azur je jubile je crève -- je suis la lumière, -- je suis la boue je m'écrase, -- je me dresse Os au zénith Phallus solaire.
Je suis déjà mort.
Et je ris.
Commentaires
Commenter
(*) Ces champs sont obligatoires.
« La chair et le couteau -- Extrait d'un roman inédit :: younisos-ecrivain-tanger-litterature :: Rouge sang »
