Le rythme viscéral du Mal
En moi enfle un chant brutal, quête du rythme primordial du Mal — je vois des chairs rutilantes et des pals, splendeurs bestiales, saignées musicales.
En moi vibre un chant viscéral — j’ouvre mon ventre aux cadences sidérales, je m’écartèle, me dépèce en giclées cérébrales, j’aspire à moult déflagrations cervicales et autres orgies intégrales.
En moi fuse un cri vital, en moi fuse un élan cannibale, quand je vois surgir la lumière délétère d’une beauté létale.
En moi hurlent des loups noirs et des monstres acéphales — ma folle érection est fatale, mon foutre s’élance fulminant vers les étoiles.
Sous la lune je m’étale sur le galbe froid de l’opale, en moi monte un râle, je meurs de volupté, clamsant au rythme crucial du Mal, invitant au régal les vautours et les chacals.
